Assainissement et risques sanitaires dans la ville d’Adzopé (Côte d’Ivoire)

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Résumé :

La dynamique urbaine non contrôlée dans les pays en développement va toujours de pair avec les difficultés de gestion de l’assainissement. Adzopé, ville secondaire située au sud-est de la Côte d’Ivoire n’y échappe pas. La ville s’illustre par un assainissement inadéquat marqué par le déversement des eaux usées dans les rues et dans la nature. Cette étude visait à montrer le lien entre la gestion défectueuse de l’assainissement et les risques sanitaires dans la ville d’Adzopé. La méthodologie de recherche adoptée s’est appuyée sur la recherche documentaire et l’enquête de terrain où un questionnaire a été adressé à 454 chefs de ménage. Les résultats ont montré que les conditions de gestion des eaux usées et pluviales sont défectueuses, car 70% des ménages utilisent la rue, le caniveau et la nature pour rejeter les eaux usées. Ensuite, les problèmes d’assainissement que connait Adzopé, s’expliquent par les conditions physiques de la ville, le déficit d’ouvrages d’assainissement des eaux usées et pluviales ainsi que les pratiques malsaines des populations. Enfin, ces pratiques exposent les populations à des risques sanitaires, car la répartition des maladies est fonction du niveau d’assainissement des quartiers. Les quartiers où l’assainissement est adéquat (Massandj1, Djanedji ), car utilisant des égouts et des fosses septiques, les populations sont moins exposées au paludisme (16% ) et 15% de cas de fièvre typhoïde. Par contre, celles des quartiers à assainissement inadéquat (Amakpé Tabois et Adjikoi) connaissent 67% des cas de paludisme et 16% de fièvre typhoïde. Face à cette situation, des sanctions doivent être prises à l’encontre des populations qui adoptent des pratiques peu commodes en matière d’assainissement. 

Mots-clés : Côte d’Ivoire, Adzopé, Assainissement, Risques sanitaires

Sanitation and health risks in the city of Adzopé (Ivory Coast) Abstract

Abstract

Uncontrolled urban growth in developing countries always goes hand in hand with difficulties in managing sanitation. Adzopé, a secondary town in the south-east of Côte d’Ivoire, is no exception. The town is characterised by inadequate sanitation, with wastewater being discharged into the streets and into the environment. The aim of this study was to show the link between poor sanitation management and health risks in the town of Adzopé. The research methodology adopted was based on documentary research and a field survey using a questionnaire sent to 454 heads of household. The results showed that wastewater and rainwater management conditions are defective, with 70% of households using the street, the gutter and the open air to discharge wastewater. Adzopé’s sanitation problems can be explained by the lack of wastewater and stormwater treatment facilities, as well as the unhealthy practices of the local population. These practices also expose people to health risks, as the distribution of diseases depends on the level of sanitation in each neighbourhood. In neighbourhoods with adequate sanitation (sewers and septic tanks), people are less exposed to malaria (16%) and 15% of cases of typhoid fever. On the other hand, 67% of people in neighbourhoods with inadequate sanitation suffer from malaria and 16% from typhoid fever occur in neighbourhoods with inadequate sanitation. In view of this situation, sanctions must be taken against people who adopt unsatisfactory sanitation practices.

Keyword: Ivory Coast, Adzopé, Sanitation, Health risks 

Introduction  

Les pratiques saines et les comportements dignes améliorent les conditions d’existence des habitants d’une aire géographique donnée et peuvent indubitablement prolonger la durée de vie humaine (B. Mougoue et al., 2012, p. 60). C’est dans ce contexte que l’ODD 6.2 vise d’ici à 2030, à assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et à mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable. Pour ce faire l’ODD relatif à la bonne santé et au bien-être vise explicitement à mettre fin aux maladies d’origine hydrique et à réduire le nombre de décès et de maladies dus à l’insalubrité de l’eau, aux déficiences des systèmes d’assainissement et au manque d’hygiène (OMS, 2019, p.11).

L’assainissement liquide consiste à collecter et à évacuer de manière hygiénique et sans danger, les eaux usées et les eaux pluviales d’une agglomération (P. Leger et B. E. Hamouri, 1999, p. 1). Or, les pays en développement, notamment ceux de l’Afrique confrontés à un phénomène d’urbanisation sans précédent avec une population urbaine évoluant de 21 millions de personnes par an, ont du mal à offrir des conditions d’assainissement adéquates aux citadins (P. Heinrigs, 2021, p. 19). 

La Côte d’Ivoire confrontée aussi à l’urbanisation rapide peine à assurer un environnement sain aux populations, car on assiste dans les villes à des pratiques de gestion inadéquates des eaux usées. Les eaux usées sont évacuées de manière adéquate par les ménages lorsqu’ils utilisent les fosses septiques et le réseau d’égout (INS-RGPH, 2021, p. 53), Partant de ce critère, à peine trois ménages sur dix utilisent un mode d’évacuation adéquat des eaux usées, soit 30,49 % au niveau national. En milieu urbain, 26% des ménages rejettent les eaux usées dans la rue pendant que 18% les rejettent dans la nature (INS-RGPH, 2021, p.54). La ville d’Adzopé n’échappe pas à ce triste tableau.

Adzopé, ville située à 129 km au sud-est d’Abidjan, la capitale économique et administrative de la Côte d’Ivoire connaît une urbanisation rapide. La population de la ville est passée de 99 846 habitants en 2014 pour se situer à 156 488 habitants en 2021(INS-RGPH, 2014 et 2021), soit un taux d’accroissement moyen annuel de 6,63%. 

Toutefois, cette croissance n’est pas accompagnée par un système d’assainissement efficient (G. A. Yassi (2006, p. 29). Ainsi, dans la ville, l’on observe l’obstruction des ouvrages d’assainissement liquide par des déchets ménagers, le déversement des eaux usées domestiques dans la rue, le caniveau et la nature. 

Pourtant, pour lutter contre la dégradation de l’environnement et aider les collectivités locales à résoudre les différents problèmes environnementaux posés par l’urbanisation, plusieurs actions ont été menées par les pouvoirs publics. D’abord, la création de l’Office National de l’Assainissement et du Drainage (ONAD) par décret n° 2011-482 du 28 décembre 2011 chargé de l’assainissement collectif et autonome.  En outre, l’État a créé le 20 avril 2022, le Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) chargé de l’Assainissement et de drainage en vue d’améliorer le cadre de vie. Enfin, le ministère a instauré plusieurs journées dans l’optique de sensibiliser la population sur l’adoption de bonnes pratiques. Ce sont entre autres : la Journée Mondiale du Recyclage (JMR) célébrée les 18 mars, les 03 juillet, la Semaine Nationale de la Propreté (SNP) qui se tient du 1er au 06

août ; la Journée Mondiale du Nettoyage tous les 15 septembre, l’organisation de l’Opération Grand Ménage qui se tient chaque premier samedi du mois, etc.

Malgré toutes ces actions, le constat fait sur le terrain révèle que les conditions d’assainissement de la ville d’Adzopé demeurent inadéquates et sont susceptibles de risques sanitaires, notamment le développement de certaines pathologies comme le paludisme, la fièvre typhoide, etc. L’étude soulève le problème de l’assainissement précaire, source de risques sanitaires à Adzopé. Alors, la question centrale qui en découle est comment l’assainissement inadéquat induit-il des risques sanitaires dans la ville d’Adzopé ? Cette étude était de montrer le lien entre la gestion défectueuse de l’assainisement et les risques sanitaires dans la ville d’Adzopé. L’hypothèse émise est l’assainissement inapproprié engendre des risques sanitaires dans la ville d’Adzopé. Pour mener à bien cette étude, il s’avère nécessaire de décrire les modes d’assainissement de la ville d’Adzopé. Ensuite, de déterminer les facteurs explicatifs de l’assainissement inadéquat. Enfin d’analyser le lien entre l’assainissement inadéquat et la santé des populations de la ville. 

1. Méthodologie

La méthodologie de cette étude a pris en compte trois principaux éléments. Il s’agit de la présentation de l’espace d’étude, des méthodes de collecte, de traitement et d’analyse des données.

1.1. Présentation de l’espace d’étude

La ville d’Adzopé a pour coordonnées géographiques suivantes : latitude 6°7ʹ12 ʺ Nord, longitude 3°51ʹ36ʺ Ouest. Située dans le Sud forestier de la Côte d’Ivoire, Adzopé a accédé au rang de chef-lieu de région de la Mé par le décret n° 2011-263 du 28 septembre 2011. Sa population est successivement passée de 21 147 habitants en 1975 à 43 821 habitants en 1998, puis 99 846 habitants en 2014 pour se situer à 156 488 habitants en 2021(INS-RGPH, 1975 ; 1988 ; 1998 ; 2014 et 2021). La dynamique démographique induit une croissance spatiale qui fait passer la superficie urbanisée de 6,50 km² en 1988 à 54 km² en 2021 (DRMCLU, 2022), soit une densité de 2 898 habitants/km² en 2021 et compte 36 quartiers (Figure 1).

 Source : INS, 2014                       Réalisation : GBOCHO Marie-Paule

Figure 1 : Localisation de la ville d’Adzopé

         1.2.       Méthodes de collecte des données

La collecte des données s’est faite en deux phases. Il s’agit d’une part de la recherche documentaire et d’autre part de l’enquête de terrain.

1.2.1. La recherche documentaire

La recherche documentaire a consisté à l’exploitation d’ouvrages méthodologiques, des rapports d’activités, des thèses et mémoires, des revues scientifiques, des documents administratifs et statistiques. Tout ceci a été possible grâce au moteur de recherche Google et des sites de recherche comme Persée, Cairn Info et Google scholar. Les données statistiques notamment les recensements, ont été obtenues auprès de l’Institut National de la Statistique. 

1.2.2. L’enquête de terrain

L’enquête de terrain s’est basée sur des entretiens avec des responsables de Mairie, du

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et de la Salubrité, du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et des responsables du Ministère de la santé, de l’hgiène publique et de la couverture maladie universelle. 

D’abord des entretiens ont eu lieu avec des responsables de la Mairie, notamment le chef des services techniques et le chef des services financiers de la mairie. Les échanges ont porté respectivement sur les différents projets et techniques de gestion environnementale de la ville et sur les budgets alloués à la gestion de l’environnement. Ensuite, les échanges se sont

poursuivis au Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et de la Salubrité, avec le Directeur Régional. Les échanges ont porté sur les différentes activités menées pour la gestion environnementale de la ville. Au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, les échanges avec le Directeur Régional ont tourné autour de l’installation du ministère dans la ville d’Adzopé, ses missions, le budget alloué pour son bon fonctionnement et les actions menées en faveur de la protection de l’environnement. Des entretiens ont eu lieu avec des autorités de la santé publique, notamment le surveillant principal de l’hôpital général d’Adzopé. Les échanges ont porté sur les maladies les plus fréquentes, leurs différents pourcentages au sein de la population auscultée et les conséquences d’un environnement mal assaini sur la santé des populations. 

L’enquête par questionnaire

  • Choix des quartiers enquêtés

La méthode empirique de choix raisonné a été choisie pour la sélection des quartiers à enquêter. Les critères de choix sont suivants: le nombre d’habitants par quartier ; le type de quartier et de bâtis ; le niveau de salubrité du quartier ; la présence de zones à risques d’inondation ; la localisation des quartiers À partir de ces critères, huit quartiers ont été choisis : EECI Extension, Djanedji 1, Massandji 1, Lycée moderne, Habitat (Résidentiel), Tefadji, Amakpe tabois et Adjikoi. 

  • La Technique d’échantillonnage

Cette méthode se base sur la formule H. Gumachan et al. (2000, p. 140). Pour déterminer l’échantillon représentatif des ménages de la ville, nous nous sommes appuyés sur les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (INS-RGPH, 2014) fournies par l’Institut National de la Statistique (INS) à cause de l’indisponibilité des données du récensement de 2021 sur la répartition des ménages par quartiers. La taille de l’échantillon est déterminée conformément à la formule ci-après : 

n = Taille de l’échantillon à déterminer ou nombre d’individu à interroger 

N = Taille de la population mère ou population totale

Z = Coefficient de marge (déterminé à partir du seuil de confiance) e = Marge d’erreur

  • = Proportion de ménages supposés avoir les caractères recherchés. Cette proportion variant entre 0,0 et 1, est une probabilité d’occurrence d’un évènement. Dans le cas où l’on ne disposera d’aucune de cette proportion, celle-ci sera fixée à 50% (0,5%).
  • = 1-P. Dans le cadre de cette étude, il faut supposer également que le taux de réponse est estimé à 90%, alors la taille de l’échantillon sera formulée de la manière suivante :

n =

Ainsi, pour déterminer le nombre de ménage à enquêter par quartier nous avons procédé de la manière suivante :Nombre de ménages à enquêter = Proportion des ménages x Nombre total de ménages. Pour déterminer l’échantillon représentatif des ménages dans les quartiers à enquêter données du RGPH-2014 issues de l’INS ont été utilisées. La somme des populations des 08 quartiers à enquêter, nous trouvons un total de 4 838 representant la population mère. 

Q =1 – p ; ce qui donne la valeur de

n=  

 n = 356    

La taille de l’échantillon représentatif est de 356 ménages. La méthode de compensation choisie est celle de H. Gumachan et al. (2000) qui consiste à multiplier la taille de l’échantillon par l’inverse des taux de réponses. Pour notre étude, nous avons estimé ce taux à 90%. De ce fait, la taille d’échantillon de ménages corrigée noté n = (356×100)/90 = 396. Ainsi, la méthode de quotas consiste à multiplier le nombre total de ménage par quartier par la taille de l’échantillon représentatif, le tout divisé par la population mère. Cela peut être exprimé par la formule suivante :

A=(B×C) / D

Avec : 

A=Nombre de ménage à enquêter par quartierB=Nombre de ménage total par quartier C=Taille de l’échantillon représentatif. Dans notre cas, la valeur de cet échantillon représentatif est 396.

D=Nombre total des ménages des quartiers sélectionnés

Exemple : pour le quartier EECI extension

A= (642×396) / 4838     A = 53 ménages enquêtés dans ce quartier.

Tableau 1 : Effectif des ménages enquêtés par quartier

 N°°QuartiersNombre de ménageNombre de chefs de ménages enquêtésProportion (%)
1EECI extension6425311,67
2Massandji 1247204,41
3Djanedji 130306,61
4Lycée moderne122810122,25
5Habitat10438518,72
6Tefadji536449,69
7Amakpe tabois10798819,38
8Adjikoi33337,27
Total4 838454100

Sources : INS, 2014 et Enquêtes de terrain, 2022

Le choix des chefs de ménage enquêtés dans les quartiers  s’est fait de façon aléatoire. Lorsqu’un ménage est choisi et que le chef est indisponible, nous choisissons une autre concession pour interroger le chef de ménage afin de remplacer celui qui était indisponible.

Méthode de traitement et d’analyse des données

Le traitement des données s’est fait avec le logiciel d’analyse et de gestion de base de données (IBM, SPSS 10.2 et Excel). Il a permis de faire ressortir des tableaux, des graphiques et même des pourcentages utiles pour l’explication du phénomène grâce au logiciel IBM SPSS 10.2. Aussi, le logiciel Excel 2016 a-t-il servi à la réalisation de certains tableaux et graphiques. Le traitement des données cartographiques a été réalisé avec le logiciel QGISS 2.18, 

2. Résultats

Les résultats s’articulent autour des trois points suivants. Des modes d’évacuation des eaux usées inadéquats dans la ville d’Adzopé. Ensuite, les facteurs explicatifs de l’assainissement inadéquat et enfin le lien entre l’assainissement inadéquat et la santé des populations.

2.1. Des modes d’évacuation des eaux usées inadéquats à Adzopé

À Adzopé, dans la gestion des eaux usées, des chefs de ménage enquêtés utilisent des méthodes non respectueuses de l’environnement. En effet, à l’échelle des quartiers, les modes de gestion des eaux usées sont dominés par les rejets dans la rue, la nature et le caniveau en témoigne la figure 2.

Sources : INS, 2014 et Enquêtes de terrain, 2022     Réalisation : M. P. GBOCHO 

Figure2 : Répartition des ménages selon le mode d’évacuation des eaux usées par quartier

La figure 2 montre une diversité de modes d’évacuation des eaux usées par les ménages selon les quartiers. Il ressort de l’analyse que sur un effectif total de 454 chefs de ménages enquêtés,

135 d’entre eux, soit 30% ont un assainissement adéquat. En effet, d’après l’INS-RGPH (2021), est considéré comme assainissement adéquat, lorsque les ménages sont raccordés à des égouts ou à des fosses septiques pour l’évacuation des eaux usées. Par contre, 319 chefs de ménages, soit 70% ont un assainissement inadéquat, c’est-à-dire se débarrassant des eaux usées à travers la rue, le caniveau et la nature. Toutefois, le mode d’évacuation varie d’un quartier à l’autre. Les quartiers enquêtés dont l’assainissement est adéquat sont au nombre de trois. Il s’agit des quartiers centraux, notamment Massandj1, Djanedji et Habitat (quartier Résidentiel) où les ménages sont raccordés à des égouts ou disposant de fosses septiques. Dans les quartiers péricentraux comme Tefadji, 60% des ménages utilisent la fosse septique pendant que 40% optent pour la rue, la nature ou le caniveau. Alors que dans les quartiers périphériques comme le Lycée moderne, 50% des ménages utilisent la fosse septique que l’autre moitié à un assainissement inadéquat, car utilisant la rue, la nature et le caniveau. C’est dans les quartiers périphériques surtout, que l’assainissement inadéquat prédomine à l’image des quartiers EECI extension, Amakpé Tabois et Adjikoi (Planche photo 1).

Planche photo 1 : Modes de gestion peu commodes des eaux usées à Adzopé

Prise de vue : A. C. Yapi Avril, 2022

La photo 1a montre des tuyaux d’évacuation des eaux de toilettes directement déversées dans l’arrière-cour. Ces pratiques sont très fréquentes au quartier Lycée-moderne, Massandji 1, Ayékoi et Amakpé-tabois. Alors que, la photo 1b montre l’état des ouvrages d’assainissement des eaux usées de la ville d’Adzopé. Les caniveaux sont généralement obstrués par des déchets plastiques pouvant entraîner des inondations en saison pluvieuse. 

2.2. Facteurs explicatifs de l’assainissement peu satisfaisant de la ville d’Adzopé

De nombreux facteurs sont à l’origine de l’assainissement inadéquat dans la ville d’Adzopé. Ce sont entre autres, les contraintes du milieu physique, l’insuffisance d’ouvrages d’assainissement collectifs, l’insuffisance des moyens financiers et humains et surtout, l’incivisme des populations. 

2.2.1. Contraintes du milieu physique et insuffisance d’ouvrages d’assainissement 

Adzopé a un relief composé de bas-plateaux (200 à 210 m d’altitude) et de collines. La morphologie générale du site urbain d’Adzopé se caractérise par une alternance de bas-fonds et d’interfluves. Les pentes longent des vallées peu profondes et larges à fond plat dans lesquelles coulent de nombreux cours d’eau comme le massan, le téfa, le bécou et la mé . En outre, la ville bénéficie d’un climat chaud et pluvieux de type subéquatorial à quatre saisons dont une grande saison pluvieuse de Mars à Juillet avec une hauteur moyenne de 1500 mm de pluie par an. Pendant que la température est élevée avec une moyenne de 25 °C (G. A.Yassi, 2006, p.188). De telles données physiques ne facilitent pas la gestion des eaux pluviales. L’évacuation des eaux pluviales et usées des ménages est assurée par le réseau d’assainissement suivant (Figure 3).  

Figure 3 : Réseau d’assainissement dans la ville d’Adzopé

Le réseau de drainage de la ville a un linéaire de 44,461 km composé des égouts souterrains destinés aux eaux usées et de caniveaux souvent à ciel ouvert pour le drainage des eaux pluviales. Les eaux de ruissellement sont drainées par des émissaires à ciel ouvert et parfois, de manière naturelle et gravitaire vers les bassins versants. À l’échelle de la ville, ce réseau est concentré dans trois quartiers centraux : Habitat, Massandji et Djanedji. Certains de ces ouvrages de drainage sont sommairement aménagés et en mauvais états dans les différents quartiers de la ville (Tableau 2).

Tableau 2 : Etat des ouvrages d’assainissement dans la ville d’Adzopé

Type d’ouvrage d’assainissementLongueur (km)Proportion (%)
Ouvrage de franchissement de bonne qualité20 km44,98
Ouvrage de franchissement en mauvais état2 km4,50
Canal à ciel ouvert bétonné1,631 km3, 67
Canal à ciel ouvert non bétonné0,362 km0,81
Caniveau de drainage d’eau pluviale en bon état17,579 km39,54
Caniveau de drainage d’eau pluviale en mauvais état2,889 km6,50
Total44,461 km100

Source : MCLU, 2022

L’analyse du tableau 2 indique que 6,882 km, soit 15,48% en mauvais contre 37,584 km, soit 84,52% en bon état. De manière générale, on observe une insuffisance du réseau de drainage adéquat dans la ville. Au cours des enquêtes de terrain, 319 chefs de ménages interrogés sur 454, soit 70% ne disposent pas de réseau de drainage des eaux pluviales devant leurs habitations contre 30% qui en disposent. 

2.2.2. Des moyens humains, financiers et matériels en inadéquation avec l’évolution de la

ville

Un personnel essentiellement administratif et incivisme des populations

Dans la ville d’Adzopé, plusieurs structures collaborent pour la gestion de l’environnement. Il s’agit du : Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD), le Ministère de l’Hydraulique de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) et la Mairie. Le personnel affecté dans les différents services pour la gestion de l’environnement urbain d’Adzopé conformément à leurs domaines d’intervention se repartit comme suit (Figure 4).

Enquête de terrain, avril 2022

Figure 4 : Répartition du personnel de l’assainissement par structure à Adzopé

L’analyse de la figure 1 montre que 64 personnes ont en charge la gestion de l’environnement de la ville. Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD) comprend 13 personnels, soit 20% de l’ensemble du personnel. Ce personnel est essentiellement administratif. Il en est de même pour le Ministère de l’Hydraulique de l’Assainissement, et de la Salubrité (MINHAS) qui ne dispose que de 5 agents, tous des administratifs. La mairie est la structure ayant le plus grand effectif en termes de personnel avec un total de 46 personnes en charge de l’assainissement de la ville. Cet effectif comprend un personnel administratif, six techniciens, 16 balayeuses, trois éboueurs, sept pour l’entretien des routes et 13 collecteurs des déchets solides. Au regard de cette distribution, cet effectif de

46 personnes ne peut couvrir convenablement une ville d’une superficie de 54 km². En outre, on observe les cas d’incivisme liés aux déversements des eaux usées dans la nature, la rue et le caniveau sont légions.

Des moyens financiers et matériels limités

Le budget alloué au MINHAS pour l’assainissement de la ville s’élèvait à 15 millions de FCFA en 2022 (Comptabilité MINHAS, 2022). Pendant que la municipalité disposait d’un montant de 21 millions en 2020 (Service financier Mairie, 2022) destiné à l’assainissement de la ville. Ces différents budgets servent à l’achat du matériel d’entretien (balaie, sceau, pelle, râteau, berne à ordure, etc.), au transport lors des différentes inspections des agents, à l’entretien des engins roulants servant au ramassage des ordures et à l’achat de carburant. Les difficultés financières font que les salaires des agents sont en dessous du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) fixé à 60 000 FCFA par l’article 1 du décret n°2013-791 du 20 novembre 2013 portant revalorisation du salaire minimum interprofessionnel. Ce SMIG est passé de 60 000 FCFA à 75 000 FCFA au 1er Janvier 2023. Mais, la situation est loin d’être améliorée chez ces personnels. À titre illustratif, les éboueurs perçoivent mensuellement 25 000 FCFA, quand le personnel en charge du curage des caniveaux reçoit 30 000 FCFA . 

2.3. Assainissement inadéquat aux multiples conséquences

L’assainissement inadéquat permet de déterminer différentes zones à risques sanitaires. Il en résulte un développement de nobreuses pathologies liées à la défience d’assainissement.  

2.3.1. De nombreuses zones à risques sanitaires induites par la déficience du système d’assainissement 

Les mauvaises pratiques en matière d’assainissement adoptées par les populations en rejettant les eaux usées dans la rue, la nature ou dans le caniveau sont susuceptibles d’exposer les populations à des risques sanitaires liés au déficit d’assainissement. Ainsi, les modes de rejet des eaux usées permettent d’identifier des zones à risques sanitaires (figure 5).

Source : INS 2014                                  Réalisation : GBOCHO Marie-Paule

Figure 5 : Répartittion des zones à risques sanitaires liées à la déficience d’assainissement

La figure 5 montre les zones à risques sanitaires de la ville d’Adzopé. En effet, sur un total de huit quartiers enquêtés, cinq sont plus exposés à risques sanitaires induites par la déficience du système d’assainissement. Ce sont les périphériques de EECI extension, Amakpe Tabois, Adjikoi et péricentraux (Lycée moderne et Tefadji). Seulement trois quartiers centraux (Massandji 1, Djanedji 1 et Habitat) utilisant les égouts et les fosses septiques en sont moins exposés.

         2.3.2. Développement de plusieurs pathologies liées à l’assainissement malsain             

Les maladies environnementales auxquelles les populations sont le plus exposées sont nombreuses. Les pathologies en lien avec l’environnement insalubre sont suivantes: le paludisme, la fièvre typhoïde et la diarhrée (figure 6).

 Source : INS 2014          Réalisation : GBOCHO Marie-Paule 

Figure 6: Répartition des pathologies liées à l’assainissement par quartier

La figure 6 montre que la pathologie la plus fréquente au sein des enquêtés dans tous les quartiers est le paludisme. En effet, sur un effectif de 454 chefs de ménages interrogés, 286 chefs de ménages, soit 63% souffrent fréquemment du paludisme. Ensuite, la fièvre typhoïde est la deuxième cause de pathologie avec 64 chefs de ménages représentant 14 % des chefs de ménages enquêtés. Les maladies diarrhéiques avec 27 personnes correspondant à 6% et les autres pathologies representent 17% des cas. Toutefois, la répartition de ces pathologies à l’échelle des quartiers n’est pas uniforme. Les quartiers les plus touchés par les cas de paludisme sont respectivement Amakpé-Tabois (70%), EECI extension (65%), Adjikoi (65%), Tefadji (45%) et Lycée-moderne (38%). Ces quartiers ont la particularité de pratiquer des modes d’assainissement inadéquats faits de déversement des eaux usées dans la rue, nature et le caniveau. Ces endroits constituent ainsi, des gîtes propices pour le développement de l’anophèle. Les populations de ces quartiers sont aussi exposées à la fièvre typhoïde, une maladie liée à l’insalubrité. Tous les quartiers sont concernés. Toutefois, les plus grands taux ont été identifiés dans les quartiers de Tefadji (35%), Lycée-moderne (25%) et AmakpéTabois (20%). Alors que, les quartiers où l’assainissement est adéquat, les cas de paludisme et de fièvre typhoïde sont faibles. C’est l’exemple des quartiers, Djanédji 1, Massandji 1 et

Habitat où les cas de paludisme signalés sont inférieurs à 24% pendant que les cas de fièvre typhoïde sont souvent inférieurs à 2%. Dans ces quartiers, ce sont plutôt les pathologies qui ne sont pas liées à l’assainissement telles que les maladies pulmonaires, infections cutanées, maladies cardiovasculaires, etc qui sont les plus importantes. Les personnes fréquemment confrontées aux maladies diarrhéiques dans l’ensemble sont faibles, car le taux le plus élevé est observé Djanédji 1 (15%). Tout ceci, indique qu’il existe une corrélation entre ces pathologies et le niveau d’assainissement.  

3. Discussion

3.1. Prédominance de l’assainissement inadéquat à Adzopé

 L’étude a rélevé que dans la ville d’Adzopé, l’assainissement inadéquat prédomine. En effet, sur un effectif de 454 des chef de ménages enquêtés, 319 d’entre eux, soit 70% ont un assainissement inadéquat, car se débarrassant des eaux usées à travers la rue, le caniveau et la nature. De nombreux auteurs ayant traité la question de l’assainissement ont abouti au même résultat. En effet, A. C. Yapi (2020, p. 231) dans son étude sur la dynamique urbaine et assainissement dans la ville de Yamoussoukro avait fait le même constat en indiquant que les ménages utilisent les terrains non mis en valeur et les rues comme des exutoires pour les eaux usées. B. Mougoue et al. (2012, p. 61) dans leur étude sur l’assainissement des eaux usées et des excréta dans les quartiers  de Yaoundé (Cameroun) avaient aussi abouti au même résultat, lorsque ces derniers ont indiqué dans ces quartiers, 6,88% des ménages se débarrassent des eaux usées en les déversant dans la nature contre 86,53% dans la rigole et 0,86 % dans le cours d’eau proche. K. A. Kouamé et A. L. M. Eleazarus (2020, p. 33) ne disent pas le contraire, lorsqu’ils soutiennent qu’ à Daloa, 44 % de ménages rejettent leurs déchets liquides produits quotidiennement dans les caniveaux à ciel ouvert sans le moindre traitement, contre 11 % dans les espaces nus et 19 % sur la voirie. Seulement 26 % des ménages de la ville rejettent leurs eaux usées dans des fosses septiques, construites dans les habitations. Les résultats corroborent ceux de B. Diarrassouba et al. (2018, p. 236). lorsqu’ils soutiennent dans leurs travaux que dans la ville de M’Bahiakro située au centre du pays, que 50% des ménages ont des difficultés pour assurer une bonne gestion des eaux usées 

3.2. Des facteurs naturels, techniques, financiers et humains à l’origine de l’assainissement inadéquat

 L’étude a aussi rélevé que de nombreux facteurs sont à l’origine de l’assainissement inadéquat dans la ville d’Adzopé. Ce sont entre autres, les contraintes du milieu physique, l’insuffisance d’ouvrages d’assainissement collectifs, des moyens financiers, humains et l’incivisme des populations. Ce résultat corrobore avec celui de G. A. Yassi (2006, p. 190) qui indiquait dans son étude sur la ville d’Adzopé que la configuration topographique faite de bas-fonds et de collines rendait difficile l’évacuation des eaux pluviales dans la partie basse de la ville entrainant la stagnation de celles-ci et des débordements. A Yaoundé, la démographie galopante, la faiblesse des moyens financiers et matériels et les difficultés à maîtriser la croissance urbaine font que les municipalités ont de plus en plus de la peine à

offrir un service de d’assainissement de proximité approprié (J. Wethe,2003, p. 2). À Daloa par exemple, le système d’évacuation des eaux usées est essentiellement concentré dans six quartiers sur les 27 que compte la ville, soit un taux de couverture d’environ 15 % des prévisions indiquées par le Schéma Directeur d’Assainissement initial. Avec un linéaire total estimé à environ 20 km, ces réseaux de caniveaux destinés au drainage des eaux pluviales sont visiblement déficients (K. A. Kouamé et A. L. M. Eleazarus, 2020, p. 32). Ce taux est légerement en dessous de celui d’Adzopé qui est estimé à 30%. En outre, ce resultat réjoint ceux de A. C. Yapi et al. (2021, p. 133), lorsqu’ils indiquaient, qu’il faudrait adjoindre l’incivisme à la base de l’assainissement inadéquat. Par ailleurs, les résultats ne se démarquent pas de ceux de A. C. Yapi. (2020, p. 228) lorsque dans son étude sur l’assainissement dans les quartiers périphériques de Yamoussoukro a conclu que l’urbanisation rapide de la ville

Yamoussoukro n’évolue pas au même rythme que l’installation des ouvrages d’assainissement collectifs ce qui est à l’origine de la précarité de l’assainissement.  

3.3. Assainissement inadéquat aux multiples conséquences

 L’étude a enfin montré que la morbidité obéit fortement à une géographie de l’insalubrité. Ainsi, l’assainissement inadéquat de la ville d’Adzopé est à l’origine des nombreux cas de pathologies, comme le paludisme, la fièvre typhoïde, la diarrhée qui sont toutes des maladies environnementales dont leur importance dans les quartiers varie selon le dégré d’insalubrité. Ce résultat est conforme à celui obtenu par I. Sy et al.(2011,p.54) dans leur étude à Rufisque ont indiqué que la répartition géographique inégale des maladies diarrhéiques montre que les risques sanitaires se spécifient selon les niveaux d’assainissement. Dans cette même veine, A. C. Yapi et al. (2021. p. 139) ont relevé que dans la ville de Dimbokro, les quartiers peu salubres comme Dioulakro, Koulibaly et Belleville près des ¾ des ménages ont été malades du paludisme contre ¼ victimes de la Diarrhée et de la Fièvre typhoïde. Les eaux usées déversées dans la nature attirent des mouches qui volent en avorton à l’approche inconsciente du passant développent les maladies liées à l’insalubrité (B. Mougoue et al., 2012, p. 62).

Conclusion

En définitive, l’étude a relevé que l’assainissement de la ville d’Adzopé est inadéquat, car le réjet des eaux des ménages est dominé à hauteur de 70% par la rue, la nature et le caniveau.

L’insalubrité perceptible dans la ville d’Adzopé résulte d’une insuffisance de moyens financiers, humains et de matériels. Le personnel en charge de l’assainissement de la ville se limite à 64 personnes pendant que le matériel roulant pour l’assainissement en plus de son insuffisance est souvent en panne de carburant ou technique. Enfin, l’assainissement inadéquat est responsable du développement des pathologies environnementales comme le paludisme, la fièvre typhoide et la diarrhée observées dans la ville d’Adzopé. Face à l’état de l’assainissement déplorable dans la ville d’Adzopé, il est temps que l’État à travers le Ministère de l’Hydraulique de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) en charge de la gestion de l’environnement dote les structures de gestion de l’environnement de moyens financiers, humains et matériels conséquents pour remplir convenablement leurs missions. 

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