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Valorisation des essences végétales à valeur socio-économique dans la préfecture de tandjoar (région des savanes)

1Abdourazakou ALASSANE

Résumé;
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L’étude portant sur la valorisation des essences végétales à valeur socio-économique a été menée dans la Préfecture de Tandjoar, une entité de la Région des Savanes.
Dans cette préfecture, la tenure des arbres est différente de celle de la terre. L’utilisation de certaines essences végétales à des fins socio-économiques et thérapeutiques a obligé les populations à leur porter une attention très particulière. La démarche méthodologique utilisée est essentiellement basée sur les enquêtes socio-économiques menées dans quatre cantons grâce à la Méthode Active de Recherche Participative (MARP). Un relevé floristique a été effectué dans des placeaux 10 m X 10 m. Ces enquêtes et relevés ont permis de recenser les espèces les plus utiles qui sont : Vitellaria paradoxa, Borassus aethiopum, Parkia biglobosa, Adansonia digitata, Tamarindus indica, Ceiba pentandra.
Cette étude a permis de constater que plusieurs parties de ces essences végétales sont utilisées aussi bien dans l’art culinaire que dans la pharmacopée traditionnelle. Certaines entrent dans la fabrication des objets à usage domestique et d’autres servent dans le marquage du foncier. Enfin, ces résultats font ressortir l’importance socio-économique de ces espèces dans la vie de la majorité de la population puisque les revenus tirés de leur vente permet de faire face à certaines dépenses durant la saison morte.

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Mots-clés : Essences végétales, valorisation, socio-économie, Préfecture de Tandjoar Région des Savanes.

Keywords: Plant species and varieties, valorisation, socio-economic, Tandjoar Prefecture Savannah region.

Texte intégral

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INTRODUCTION

Le système des parcs agro-forestiers constitue aujourd’hui une partie intégrante et dominante des paysages naturels et agricoles dans lesquels poussent les arbres (Boukoungou, 2002). Il s’agit d’un système traditionnel d’exploitation des terres dans lequel les végétaux ligneux pérennes à but multiple sont délibérément conservés en association (Wala et al. 2005).
Le couvert végétal regorge d’importantes richesses naturelles diversifiées que l’homme met en valeur pour assurer sa survie. Mais parmi toutes ces richesses potentielles que regorge le couvert végétal, le bois demeure encore le plus reconnu et le plus valorisé (Wong et al, 2001). Pourtant, à part le bois, le couvert végétal fournit une autre catégorie de produits non négligeables, connus sous le nom de Produits forestiers non ligneux (PFNL) (FAO, 1999), qui jouent un rôle très important dans l’amélioration des conditions de vie humaine, en tant qu’aliments, produits médicinaux, matériaux de construction, éléments culturels entre autres. Ces PFNL occupent une place très importante dans les milieux ruraux africains, où les populations, au pouvoir d’achat généralement faible sont constamment exposées aux crises alimentaires (Eyog-Matig et al, 1999 ; Bikoué et al. 2007). Ainsi, dans les sociétés africaines, certaines essences végétales ont, avec le temps et la monétarisation, pris une valeur économique en plus de celle jadis essentiellement sociale et médicinale.
Dans la Région des Savanes en générale et dans la Préfecture de Tandjoar en particulier, la population est majoritairement agricole (DGSCN, 2011). Les anomalies climatiques observées ces dernières années dans la région se traduisent par une baisse continue des productions agricoles (DGSCN, 2011). Les productions agricoles ne sont donc pas suffisantes pour l’autoconsommation d’où le recours et surtout durant les temps de soudure, à certaines essences végétales qualifiées de véritables greniers secondaires. Dans cette préfecture, les organes de plusieurs espèces végétales à savoir les feuilles, les graines, les racines, les fruits et les fleurs sont consommées par les populations (Jalombi, 2010). Elles constituent des essences végétales les plus valorisées par les populations. Au nombre de celles-ci figurent six espèces Adansonia digitata (Baobab), Vitellaria paradoxa, (Néré), Parkia biglobosa (Karité), Borassus aethiopum (Rônier), Tamarindus indica (Tamarinier), Ceiba pentandra (Fromager). Ainsi, certaines essences végétales qui depuis longtemps ont été épargnées pour de diverses raisons sont de plus en plus exploitées. On note ainsi la dégradation des parcs arborés et par conséquent la raréfaction des Produits forestiers non ligneux et de certaines plantes médicinales, ce qui pourrait contribuer à la dégradation des conditions de vie et du système de soin des populations locales.
L’objectif de cet article est de montrer l’importance socio-économique et thérapeutique que revêtent pour les populations de Tandjoar certaines essences ligneuses.

I-MATÉRIEL ET MÉTHODES

1.1. Site d’étude

La Préfecture de Tandjoar, unité administrative de la Région des Savanes, est située entre les latitudes 10°23’ et 10°49’nord et entre les longitudes 0°22’est et 0°05’ouest. Sa superficie est estimée à 848 km². Elle compte 15 cantons avec une population qui avoisine 118 000 habitants (DGSCN, 2011). Elle est limitée au sud-est par la préfecture de l’Oti, au nord et au nord-est par celle de Tône, et à l’ouest par le Ghana (Carte 1). Le relief présente le plateau de Bombouaka qui est le revers de la Cuesta. Ce plateau, profondément morcelé ne subsiste plus qu’en lambeaux dont les plus grands sont le plateau de Nassiète et celui de Pana. La région est drainée par les rivières Kouloungona et Biankouri qui se jettent dans la Volta au Ghana. Le sud et l’est sont drainés par l’Oti et ses affluents. Le climat est tropical de type soudanien à deux saisons bien tranchées: une saison sèche longue de sept mois et une pluvieuse courte de cinq mois. L’insolation est très intense et devient de plus en plus forte d’année en année surtout avec la dégradation du couvert végétal. Elle est de 7 h par jour pratiquement toute l’année. C’est une région de très faible pluviosité. La moyenne annuelle tourne autour de 1 000 mm. Elle rythme la vie sociale et économique des populations : c’est elle qui détermine la pratique de l’agriculture pluviale dans laquelle vit une très grande partie de la population. Les groupes socio-culturaux majoritaires sont les Moba, et les Gourma. La population est à plus de 90 % constituée d’agriculteurs (DSID, 2010) qui pratiquent une agriculture de subsistance. En dehors de cette activité, on y pratique également le commerce et l’artisanat.

Carte 1 : Localisation de la zone d’étude

1.2. OUTILS ET MÉTHODES

La démarche méthodologique a consisté à la recherche documentaire, au choix des localités d’étude, aux enquêtes socio-économiques, à la collecte des données de terrains, et aux traitements de données.

1.2.1. Localités d’étude

Le choix des localités comme site d’étude a été fait en tenant compte d’un certain nombre de critères parmi lesquels on retient :
-la population de la localité : Bombouaka est le canton le plus peuplé de la Préfecture ;
-la position topographique : le canton de Bogou, est situé à cheval sur le flanc des collines et dans la vallée ;
-la position géographique : le canton de Loko qui est un important marché de transit de la région et enfin le canton de Tanmongue qui est un axe routier très important de passage vers le Ghana. On y rencontre aussi beaucoup de guérisseurs traditionnels dans ce canton.

1.2.2. Enquêtes socio-économiques

Il s’agit de l’enquête par questionnaire et des interviews. L’objectif de cette enquête est d’identifier les essences à valeur socio-économique exploitées, les raisons et le rythme de leur exploitation. La technique d’échantillonnage retenue est celle de l’échantillon aléatoire. Il est obtenu par tirage au sort d’individus appartenant à la population des quatre cantons.
L’échantillon ainsi constitué comprend au total 100 personnes de tous sexes confondus. Il est ainsi réparti : 30 personnes à Bombouaka, 28 à Loko, 22 à Bogou et 20 à Tanmongue. Ce chiffre est proportionnel au nombre de villages que compte chaque canton. Un entretien avec les guérisseurs a permis de voir l’importance des essences dans le social et le culturel d’une part ; celui administré aux commerçantes dont les bases financières permettent les petites transactions entre les villages pour l’achat de divers produits ligneux ou non, a permis de voir l’importance économique de certaines essences d’autre part.
Les interviews ont permis de compléter l’enquête par questionnaire en recueillant surtout des informations à caractère qualitatif. Tout ceci a permis de mieux comprendre sur l’abondance différentielle de ces espèces qui varie d’un canton à un autre.

1.2.3. Dispositif expérimental d’installation des placeaux

Un relevé floristique a été effectué dans des placeaux 10 m X 10 m. Cette méthode, utilisée dans d’autres études (Wala, 2001 ; Boun et Sinsin, 2007) au Togo et au Bénin a permis de recenser tous les individus présents dans chaque placette. Dix placeaux ont été installés par canton, soit un total de 40. C’est un inventaire floristique orienté c’est-à-dire concernant seulement les essences à valeur socio-économique qui a permis de recenser toutes celles qui sont présentes sur les espaces agricoles.

1.2.4. Traitement des donnée

Le traitement des questionnaires a été fait par canton. Une observation minutieuse des renseignements a permis de faire le traitement des données. Ce traitement a consisté au dépouillement des questionnaires. Ceci a permis de mieux appréhender les problèmes et d’asseoir une bonne interprétation. Cette procédure a conduit aux résultats présentés (sous formes de graphiques, figures et tableaux) et analysés. Les logiciels Excel, Word et qgis 2. 12 ont été utilisés à ce sujet. Le logiciel Excel a été exploité pour la réalisation des graphiques, des figures et des tableaux. Le logiciel Word a permis de faire la saisie et le logiciel qgis 2. 12 la réalisation des cartes. L’adoption de cette démarche méthodologique a permis d’obtenir les résultats suivants.

II. RÉSULTATS

Les essences végétales à valeur socio-économique jouent un rôle très important dans la vie des populations de la zone d’étude. Les recherches ont été limitées aux essences les plus représentatives comme Adansonia digitata (Baobab), Vitellaria paradoxa, (Néré), Parkia biglobosa (Karité), Borassus aethiopum (Rônier), Tamarindus indica (Tamarinier), Ceiba pentandra (Fromager), définies par les paysans. Mais leur abondance varie d’un canton à un autre en fonction des connaissances endogènes de la population sur l’espèce.

2.1. Présentation des essences végétales à valeur socio-économique

Les essences végétales à valeur socio-économique sont des ligneux dont l’usage dans le quotidien des populations locales est important. Ces essences jouent de multiples fonctions. Ils sont utilisés comme bois d’œuvre, bois de chauffe, dans l’alimentation ou encore dans la pharmacopée traditionnelle. Les essences listées (Tableau I), ont été définies comme socialement et économiquement utiles par les populations de la zone.
Ces six essences constituent de véritables réservoirs de nourriture pour les temps de soudure où les greniers sont plus ou moins vides et des sources importantes de revenus selon les populations locales. Que ce soient les feuilles ou les fruits, ils sont très sollicités Ainsi, Adansonia digitata (Baobab), Ceiba pentandra (Fromager) sont très utiles pour leurs feuilles qui entrent dans l’alimentation des populations de la zone ; Vitellaria paradoxa (Néré), Parkia biglobosa (Karité), Tamarindus indica (Tamarinier), Borassus aethiopum (Rônier), sont très recherchés pour leurs fruits. La vente de ces produits est une importante source d’entrée de devises durant ces périodes de soudure avant le début des travaux champêtres.
Les tradithérapeutes rencontrés reconnaissent traiter certaines maladies comme le paludisme, les empoissonnements, les maux de tête, de ventre et d’oreilles, les blessures avec les outils champêtres, les morsures de serpent et de scorpion. Ces guérisseurs traditionnels affirment soigner également des maladies d’origine occulte.

Tableau I : Les essences à valeur socio-économique les plus importantes.

2.2. Valorisation des essences végétales

L’arbre en général a des rôles et des fonctions variés qui impliquent forcément sa gestion. Il est reconnu comme élément qui incarne la vie. Il symbolise une présence ou un passage surtout de celui qui l’a épargné ou qui l’a mis en terre. Cette symbolisation de présence ou de passage est tellement forte que l’arbre mis en terre exprime finalement une appropriation de cette terre. C’est pour cette seule raison qu’un exploitant non-propriétaire d’une parcelle n’a pas le droit d’y planter un arbre d’après 95 % des personnes interrogées. La mise en terre d’un plant suppose donc usurpation de l’espace. En effet, 58 % des personnes interrogées ont des contraintes à planter les arbres parce qu’elles ne sont pas propriétaires terriens. Cependant, ils ont l’obligation d’entretenir ceux qui existent. Ils n’ont pas aussi le droit de jouir des fruits des arbres. Or, planter un arbre et jouir de ses fruits est le souhait manifeste de tous les paysans vu l’importance que procurent les produits forestiers non ligneux. Hormis ces fonctions, l’arbre joue également d’autres rôles comme "appelle la pluie" pour 76 % des interrogés. (Graphique 1).Quand un arbre donne du fruit qui est très apprécié par tous, il confère une certaine renommée à son propriétaire. Ce rôle est d’autant plus significatif quand il s’agit d’arbre dont les racines, les écorces ou les feuilles sont sollicitées par les voisins pour des raisons de santé. Hormis ces fonctions, il a été recueilli lors des enquêtes individuelles, d’autres vertus des arbres (Graphique 1) comme la protection des cases contre les intempéries naturelles et l’engraissement des champs pour 32 et 47 % des interrogés.

Graphique 1 : Rôles et fonctions de l’arbre d’après les enquêtés

Depuis longtemps, l’arbre a toujours servi de repère aux ancêtres ; ce qui très vite a été exploité pour borner les propriétés foncières. Dans toute la préfecture on observe une vulgarisation des haies à base de certaines essences végétales. En effet, l’arbre étant un repère dans le paysage, il s’est à un moment donné avéré de l’utiliser comme borne naturelle afin d’éviter des litiges fonciers. C’est ainsi que certaines espèces végétales à caractère socio-économiques comme Borassus aethiopum est utilisé pour faire les haies autour des parcelles (photo N° 1 a). Cette pratique, en permettant de résoudre un problème de bornage, donne aussi l’occasion d’avoir des fruits. Ailleurs, Azadirachta indica est aussi utilisé pour borner les parcelles de terrain comme le montre le cliché ci-dessous (photo N° 1 b).

Photo 1: Des haies vives à partir de Borassus aethiopum à Yemboure (a) et de Azadiracta indica à Nano (b), (Alassane, 2015)

2.3. Gestion des essences végétales à valeur socio-économique

La gestion de ces produits qui va de la cueillette jusqu’à la transformation en passant par le ramassage des fruits est l’activité principale des femmes.

2.3.1. Vitellaria paradoxa (Karité)

Les fruits du Vitellaria paradoxa sont ramassés ou cueillis par les femmes aidées certaines fois par leurs enfants à l’aube. Une partie est vendue tandis que l’autre partie dont les amandes une fois extraites sont séchées et entretenues quotidiennement servent à la fabrication du beurre. Le chef de ménage décide du nombre de bols qui devra servir à la fabrication du beurre. En effet, le beurre que procure ce fruit joue un rôle primordial dans l’alimentation des populations locales et fait également l’objet d’un commerce très florissant. Le reste est conditionné dans les sacs pour être vendu plus tard. Les populations de la région préfèrent vendre leur noix au Ghana où les prix d’achat sont plus avantageux à cause de la présence des industries cosmétiques.
Une autre activité commerciale s’est greffée à la présence de Vitellaria paradoxa dans certaines localités. Il s’agit de la vente des chenilles (larve d’un papillon), Cirina butyrospermi Vuille. Ces larves envahissent les pieds de Vitellaria paradoxa, se nourrissent suffisamment des feuilles et tombent. Elles sont ramassées et grillées, commercialisées. Les paysans installent aussi des ruches pour abeilles sur les pieds de Vitellaria paradoxa pour récolter du miel.
On en dénombre moyenne environ en 50 pieds par hectare du Vitellaria paradoxa (Karité) dans le secteur d’étude. On peut qualifier les champs de brousse dans certaines localités de parc à Vitellaria paradoxa comme le montre la photo ci-dessous.

Photo 2 : Parc à Vitellaria paradoxa à Tanmongue (Alassane, 2015)

2.3.2. Borassus aethiopum (Rônier)

Les fruits tombés sont convoyés vers la maison par les femmes et les enfants. Le chef de ménage fait une grande butte et enterre les graines ou les fruits entiers. Quand les hypocotyles de la graine en germination sont prêtes, il les déterre. Il les fait vendre soit directement ou bouillies par la femme. Son prix varie en fonction de l’abondance ou de la rareté et du fait qu’elles soient bouillies ou pas. Quand on les bouillit, l’unité varie entre 15 et 25 Fcfa alors que le tas de 3 ou 4 non bouillis coûte 25 ou 50 Fcfa. Dans les centres urbains comme Dapaong ou Cinkassé, le sac de 40 kg coûte entre 12 000 et 15 000 Fcfa. Ceux qui disposent des pieds de Borassus aethiopum trouvent dans cette vente une autre source de revenu complémentaire.
Pour la transformation des stipes en cockers, le pied du Borassus aethiopum coûte entre 6 000 et 7000 Fcfa. Le bois est dur solide et durable, ce qui lui donne une grande valeur dans la construction. Les produits comme les éventails, les paniers, les cages pour les volailles, les nattes et les claies tressées à base de palmes du rônier proviennent d’un travail exclusivement réservé aux hommes.
Borassus aethiopum à lui seul représente 54 % des essences à valeur socio-économique épargnées dans des cantons comme Loko. On dénombre 50 à 60 pieds sur une surface de 1 ha, dont la densité toutes essences confondues est de 110 pieds, éparpillés dans les champs ou mis sur les limites (photo 3).

Photo 3 : Parc à Borassus aethiopum à Loko (Alassane, 2015)

2.3.3. Parkia biglobosa (Néré)

Parkia biglobosa a une exploitation qui ressemble un peu à celle du Vitellaria paradoxa. En effet, quand les fruits commencent par se sécher, les femmes à l’aide de longs bâtons les cueillent jour après jour. Elles décortiquent les fruits, les pilent pour extraire la pulpe sous forme de farine et mettent les graines de côté. C’est après qu’elles lavent correctement ces graines pour les débarrasser complètement de la pulpe. Le stockage des graines se fait durant toute la saison des fruits au fur et à mesure qu’ils mûrissent. A la fin des récoltes, la femme fait le bilan à son mari. Ceux qui ont de grands domaines, prélèvent une partie pour la vente et l’autre partie est gérée par la femme qui prépare sa moutarde quand elle veut.
Le bol de graines de néré coûte après les récoltes en période d’abondance entre 450 et 500 Fcfa alors qu’en pleine saison sèche les prix oscillent entre 900 et 1100 Fcfa. Les feuilles, l’écorce, la farine et la cosse des fruits sont utilisées dans la médecine traditionnelle.
Parkia biglobosa est l’essence avec en moyenne 20 à 41 pieds à l’hectare sur l’ensemble du secteur d’étude.

2.3.4. Adansonia digitata (Baobab)

Adansonia digitata est un arbre considéré comme mystérieux à cause de sa très longue durée de vie. Ce sont surtout ses feuilles et ses fruits qui sont très appréciés par les populations. La cueillette de ses deux produits est l’activité des femmes. Elles utilisent à cet effet une longue fourche ou se font certaines fois aider par les enfants lorsque l’arbre est très grand. Les feuilles sont des condiments alimentaires très largement commercialisés, elles peuvent être consommées fraîches ou séchées en fonction des saisons. Les feuilles fraîches sont vendues en de petits tas de 50 f cfa. Lorsqu’elles sont séchées et pilées, elles sont vendues en bol dont le prix varie entre 300 et 400 f cfa en fonction des périodes. Les fruits sont également très appréciés car considérés comme thérapeutiques par tous les guérisseurs traditionnels interrogés. Les fruits sont sucés ou transformés en poudre et vendus au-delà de la préfecture vers le Ghana et le Burkina-Faso pour la fabrication du jus de baobab.
Adansonia digitata ne représente que 17 pieds à l’hectare sur l’ensemble du secteur d’étude hormis le canton de Bogou où l’effectif est légèrement plus important.

2.3.5. Tamarindus indica (Tamarinier)

Tamarindus indica est par excellence l’arbre qui abrite plus les fétiches donc très vénéré dans la région selon les populations de la zone d’étude. Comme pour les autres essences, la cueillette des fruits est réservée aux femmes et aux enfants. Les fruits sont aussi sucés et vendus sur la place des marchés. Ses fruits sont exportés vers les grandes villes de la région et même vers les pays limitrophes où ils sont utilisés pour la fabrication de jus de boisson. Les personnes âgées utilisent l’infusion des écorces comme un remède contre le vieillissement. La région étant une zone d’élevage par excellence, les feuilles sont très appréciées par les animaux surtout en saison sèche où les graminées verts se font rares. Son bois très résistant est sollicité pour la fabrication des pilons et des mortiers.
C’est l’espèce la plus menacée durant ces dernières années avec seulement 6 pieds à l’hectare sur l’ensemble de la zone d’étude.

2.3.6. Ceiba pentandra (Fromager)

Cet arbre a longtemps fait la fierté de la population de Bombouaka. Arbre centenaire, il est considéré comme le lieu de refuge des mauvais esprits d’après la population et pour les contenir, on l’attachait souvent d’un morceau de tissu de pagne blanc au niveau de son tronc. Les feuilles utilisées dans l’art culinaire sont vendues dans les marchés. Dans cette région, le kapok est utilisé pour la fabrication des oreillers, des matelas et les éleveurs l’utilisent pour couver les œufs des volailles. Ces différentes parties sont utilisées par les guérisseurs dans le traitement de certaines maladies considérées comme occultes comme les envoutements, les empoisonnements. Cette espèce est en disparition non seulement à cause du vieillissement des plants mais de son importance dans le quotidien des populations. On n’en dénombre que 4 pieds à l’hectare sur l’ensemble de la zone d’étude.

III. DISCUSSION

L’analyse des résultats a permis de constater que ces espèces à travers leurs différents organes ont une valeur socio-économique et thérapeutique pour les populations de la Préfecture de Tandjoar. Six espèces appartenant à cinq familles ont été déclarées très importantes par les populations de la zone d’étude. Leurs diverses utilisations dans la préfecture sont identiques à celles trouvées par Boukpessi (2003) dans la Région Centrale (Togo), par Wala (2001) dans la Préfecture de Doufelgou (Togo) par Perezi (2002) dans la Kozah (Togo) par Moussa et al, (2013) dans la commune rurale de Falmey en périphérie du parc du W au Niger. En dépit de cette importance socio-économique, la densité de ces espèces varie d’un canton à un autre. De toutes ces essences dénombrées dans la zone d’étude, Borassus aethiopum est le plus présent dans la préfecture de Tandjoar. On y a dénombré 50 à 60 pieds/ha par endroit. Cette densité est inférieure à celles relevées par Mbaye (1999) et Magha et al. (1997) respectivement à Fandène (Sénégal) et à Gaya (Niger). Ces derniers ont trouvé des densités variant entre 90 et 100 pieds/ha. Même si cette densité est inférieure par rapport à celle des pays du Sahel, elle demeure quand bien même importante par rapport à celle trouvée sur le littoral togolais par Padakale (2003).
Dans la Préfecture de Tandjoar, le rônier est plus consommé sous forme alimentaire. Le fruit non mûr avec des embryons de noix est très apprécié par les enfants (Diallo, 1987). Les hypocotyles du rônier ne sont utilisées que sous formes bouillie. Les utilisations du rônier sous les tropiques sont multiples et variées. En effet, le rônier procure d’énormes avantages, aussi bien sur le plan nutritionnel que thérapeutique à travers ses effets aphrodisiaques, laxatifs, anti-azoopermiques (Adjou, 2006). Au Sénégal, une technologie de production de jus de rônier a été mise au point (Agbo et al. 1992). Au Bénin, les hypocotyles sont transformées en farine de couscous (Gbaguidi et al. 2012). Au Sri Lanka, la production industrielle de confiture et de liqueur à partir du mésocarpe du fruit du rônier est effective depuis des années (Jeganathan, 1989). Au Cambodge, le rônier est utilisé dans la préparation des gâteaux et de friandises (Morton, 1988). En dehors de l’hypocotyle, le fruit mur qui est la partie fibreuse entourant les noix est consommé comme dessert par les populations de la région. Cette observation a été faite par Busson (1965) dans toute la région ouest-africaine.
Pour ce qui est du Vitellaria paradoxa, on a dénombré environs 50 pieds/ha. Bonkoungou, (1987) trouve quant à lui dans la région de Nazinga (Burkina-Faso) des densités variant de 89 à plus de 500 pieds/ha dans les champs de culture et autour des villages alors que Boukpessi (2013) dans les parcs agroforestiers dans la partie septentrionale des Monts du Togo en a trouvé 69 pieds/ha. Cette essence est importante aux habitants de la zone d’étude mais beaucoup moins qu’à ceux de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) qui mettent beaucoup plus en valeur les ressources qu’ils en tirent comme le beurre de karité et surtout les chenilles qui se développent sur cette espèce. Soulignons que dans cette région du Burkina-Faso, des foires et des compétitions culinaires autour de Cirina butyrospermi Vuille seraient même organisées par les Bobo Mandarê (Kone, 2005). Moussa et al, (2013) dans la commune rurale de Falmey en périphérie du parc du W au Niger, l’exploitation du beurre de karité constitue la principale source de revenu des femmes qui ont d’ailleurs crée un projet PROKARITE d’exploitation du beurre de karité.
Concernant Parkia biglobosa, les densités varient de 20 à 41 pieds à l’hectare dans la zone d’étude. Wala (2001) en a dénombré 82 pieds en moyenne à Baga dans la Préfecture de Doufelgou (Togo). Pour Koumoï et al. (2014) en pays Tem dans la Région Centrale (Togo), la dominance du Parkia biglobosa est relative par rapport au Vitellaria paradoxa. Cela s’explique par le fait que Vitellaria paradoxa constitue l’espèce prioritaire dans cette région centrale. Elle est citée pour tous les usages, avec de fortes préférences pour les usages relatifs à l’alimentation humaine surtout en période de soudure, aux sources de revenu tout comme dans la Préfecture de Tandjoar.
L’importance du Parkia biglobosa a été également démontrée à Abomey (Bénin) par Akinele et al. (2014) où il est utilisé dans l’art culinaire, la fabrication des jus de boissons et dans la médecine traditionnelle pour guérir entre autres la toux, le paludisme, la tension artérielle.
La pulpe du Parkia est très appréciée et ses graines très commercialisées par les femmes pour la fabrication de la moutarde. Cette observation a été faite par (Djakpo, 2005) au Bénin où l’auteur montre l’importance de la moutarde dans l’alimentation des béninois. L’auteur a également montré la richesse de la pulpe en saccharose et celle de ses graines en glucides, protides, lipides constituant ainsi un excellent aliment énergétique. Aussi, dans la liste des 18 espèces ligneuses alimentaires prioritaires à conserver établie par la FAO (2001), Parkia biglobosa occupe le quatrième rang. Il est aussi une espèce agroforestière importante (Lafleur, 2008). Associé aux cultures agricoles, il contribue à l’enrichissement du sol et à l’augmentation des rendements. Comme le disait Rateau (1995), tout de la racine à la cime, contribue à la survie de l’homme.
Dans une région où la terre appartient au clan, sa gestion par un allochtone est toujours délicate. Le prêt de la terre ne donne pas le droit à l’exploitant de planter ni d’exploiter les produits des arbres sans l’autorisation du propriétaire. Cet usufruitier n’apporte alors aucun soin aux arbres, son seul souci étant de profiter au maximum de la terre. Cette situation réduit alors les initiatives dans la régénération du couvert végétal. Cette situation semble être la même en Afrique soudanaise. Ainsi, Sanou (2006) dans le Tougouri (Burkina-Faso), Koumoï et al. (2014) en pays Tem dans la Région Centrale (Togo), Yemmafouo (2012) en pays Bamiléké (Cameroun), et Ouassa Kouaro (2012) dans le nord du Bénin signalent la même situation. "L’étranger" n’a pas le droit de planter un arbre car cet acte est perçu comme un signe d’appropriation de la terre. Ce dernier ne peut planter ailleurs que dans sa cour.
En dehors de cette importance socio-économique, l’arbre joue également le rôle de marquage du foncier selon les populations de la zone. Cette observation a été aussi faite par Yemmafouo (2012) en pays Bamiléké (Cameroun). Pour l’auteur l’immatriculation des terrains hérités de la colonisation étant une obligation, le véritable indicateur d’appropriation de l’espace reste la mise en valeur effective c'est-à-dire l’implantation des plantes pérennes : c’est le cadastre traditionnel.
Ouassa Kouaro (2012) dans le nord du Bénin montre également l’utilité vitale de la dimension cultuelle du Parkia biglobosa qui est un signe de marquage du foncier. Pour l’auteur, le paysage arboré est l’empreinte visible des droits fonciers détenus par les premiers défricheurs et par leurs descendants. Le droit d’exploitation de l’arbre signifie le droit d’exploitation du sol. Il en est le signe et, si nécessaire, la preuve juridique.
En France, Piotereau (2001) constate qu’avec la reconnaissance des différents produits (bois de chauffage, fruits) et services (protection contre l’érosion, protection des cultures et du bétail, biodiversité) que procurent les haies, cela a légitimé la mise en œuvre des politiques qui ont permis de soutenir financièrement les plantations puis l’entretien des haies.
En définitive, dans les agrosystèmes de la zone d’étude, les arbres épargnés répondent à un certain nombre de critères notamment la productivité. C’est sur cette base que l’agroforesterie traditionnelle a été fondée et maintenue.

CONCLUSION

La présente étude vise à montrer comment les populations de la Préfecture de Tandjoar valorisent certaines essences. Parmi ces essences inventoriées Parkia biglobosa, Borassus aethiopum, Vitellaria paradoxa, Adansonia digitata, Ceiba pentandra, Tamarindus indica sont les plus reconnus. Ce sont ces essences qu’on retrouve sur les listes de préférence des paysans. La seule essence oléifère est Vitellaria paradoxa dont la noix est localement transformée en beurre. Cette étude a permis de constater que l’épargne systématique dans les champs de tout arbre fruitier prend aujourd’hui de l’ampleur compte tenu du soutien financier que ces espèces apportent surtout à un moment de l’année où le paysan traverse une période de vaches maigres. La logique qui guide cette préservation est l’intérêt qu’apporte le sujet épargné. Si une essence permet de gagner de l’argent, elle peut donc être épargnée.
Cette étude vise également à faire des suggestions en vue d’une gestion adéquate des parcs arborés aux essences végétales si utiles aux populations locales et surtout pour une valorisation appropriée.
Malgré l’importance de ces espèces au plan socio-économique, il est remarqué ces dernières années une diminution de leur nombre dans la Préfecture. Cette situation est due à l’agriculture et à l’urbanisation selon respectivement 39 % et 10 % des personnes interrogées. Face à cet état de chose, des stratégies doivent être développées pour réduire la pression des populations sur ces espèces qui sont d’un grand secours pour elles durant les périodes de soudure. Parmi les mesures préconisées, l’accent doit être mis sur la sensibilisation des populations locales. Il serait aussi important de prendre des mesures de répression à l’égard des contrevenants. L’autorité doit aussi venir en aide aux populations par la fourniture des pépinières en vue de la restauration des parcs dégradés.

Bibliographie

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Notes

Table des illustrations

Auteur(s)

1Abdourazakou ALASSANE
1Assistant Enseignant-chercheur au Département de Géographie, Laboratoire de Recherches Biogéographiques et d’Études Environnementales (LaRBE)/Université de Lomé, Togo Email : abdourazakoua@yahoo.fr

Droits d'auteur

Université Felix Houphouët Boigny de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire

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« Métropoles portuaires et territoires de l'hinterland en Afrique subsaharienne », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 28 avril 2015

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